Association Joie Amitié Maroc Métropole

"La JAM" organise des rencontres amicales (pour permettre à nos amis d'Oujda de se réunir et pour certains de se retrouver), des sorties familiales, des excursions et toutes activités permettant l’enrichissement et la pérennité des connaissances de ses membres dans des domaines culturels, artistiques, littéraires etc…. dans un contexte historique et moral commun.

POEMES de Claude MARTIN

D'où je viens.

 

La famille était réunie

Ils fêtaient tous le Messie

Par une belle soirée de décembre.

Dans ce pays ensoleillé,

C'est là que je suis arrivé

Après les avoir fait attendre.

Auprès de merveilleux parents

J'ai pu grandir tout doucement

Atteindre l'âge de raison.

Avec mes frères et mes sœurs

C'était vraiment le grand bonheur

Dans notre petite maison.

 

 

C'était là-bas petit enfant

C'était hier si loin pourtant

Mais comment pouvoir t'oublier

Mon cher pays où je suis né.

C'était là-bas petit enfant

C'était hier toujours présent.

 

 

 

 

 

 

 

Courir dans le bled en liberté,

Dans l'oued chasser, pécher

Faire de la musique et du sport.

Avec le ciné les copains

Sans se soucier du lendemain

L'école n'était pas mon fort.

Y'avait Brassens, y'avait James Dean

Les microsillons et les d'jeans

Et l'arrivée du rock'n'roll

Et dans nos surprises-parties

Les filles étaient tellement jolies

Quand elles imitaient nos idoles.

 

 

 

C'était là-bas adolescent

C’était hier si loin pourtant

Mais comment pouvoir t'oublier

Mon cher pays où je suis né.

C'était là-bas adolescent

C'était hier toujours présent.

 

Puis il a fallu tout quitter

Oui mais c'était contraint, forcé

On ne nous a pas laissé le choix.

Notre jeunesse est restée là-bas

Boudir, Berkane ou Saïdia

Adieux ces chers noms d'autrefois.

Mais sans jamais rien oublier

Non sans jamais rien renier

Il a bien fallu s'adapter.

Nouveaux amis, autres boulots

Avec des bas, avec des hauts

D’autres printemps sont arrivés,

 

C'était là-bas il y a longtemps

C'était hier si loin pourtant

Mais comment pouvoir t'oublier

Mon cher pays où je suis né.

C'était là-bas, c’était le bon temps

C'était Oujda et mes vingt ans.

 

Claude MARTIN

 

 

 

Ma jeunesse

 

 

Toi mon frère mon ami

Si tu as le mal du pays

Viens je t'emmène en voyage

Retrouver nos chers paysages.

Loin derrière l'horizon

Là où se trouvait ma maison.

 

C'est le pays de mon enfance

Avec ses plages immenses

Et son soleil généreux

Où nous étions si heureux.

 

Ses belles nuits d'été

Sous son ciel noir étoilé

Où la jeunesse réunie

Dansait tard dans la nuit.

C'était aussi nos séances de ciné

Le Vox, Le Paris ou bien Le Colisée.

La Casa d'Espagna, nos surprises-parties

Port-Say, Jérada et l'oued d'Isly.

 

Je revois les parents, les amis disparus

Les dimanches matin à flâner dans les rues

Avec arrêt gâteaux : pâtisserie Colombo

Ou bien chez Paul : anisette, apéro.

 

C'était ça notre vie,

Notre jeunesse oujdie.

Nos belles années sont restées là-bas

Pays bien-aimé nous ne t'oublierons pas

Malgré le temps passé rien n'effacera

Dans nos cœurs blessés notre jeunesse à Oujda.

Claude MARTIN